West African journalists at economic and financial reporting school

French-speaking journalists from the West African sub-region took part in a training course in economic and financial reporting in Dakar, Senegal, from 10 to 14 October. The aim for the Thomson Reuters Foundation and the Norwegian Agency for Development Co-operation was to reinforce their knowledge about economic news and their approach to covering it.

This 2011 edition of the Thomson Reuters economic and financial reporting course brought together 15 broadcast, print and online media journalists from Benin, Ivory Coast, Mali, Niger, Togo and Senegal. They received tools for dealing with various key topics, notably stock markets, exploitation of natural resources, economic governance and capital flight from developing countries. The training was facilitated by two expert instructors – David White, a former Financial Times correspondent, and Diadié Ba from the Thomson Reuters regional bureau in Dakar.

For them, it was important for reporting in Africa to move beyond political clichés and focus equally on economic issues, and for journalists to do this by taking a more human and wide-ranging perspective in their reports.

Lire la suite »

Scandaleuse insalubrité au cimetière de Bè-Kpota : Les ordures envahissent les tombes

Le cimetière de Bè Kpota envahi par les orduresLe cimetière de Bè-Kpota parfois appelé cimetière d’Adakpamé semble être devenu l’épicentre de rejet des ordures ménagères provenant des quartiers environnant de Bè, Kangnikopé, Nyékonakpoè, Hanoukopé, Lom-Nava et autres. Chaque jour, des charrettes et tracteurs de pré-collecte d’ordures ménagères font plusieurs navettes entre les dépotoirs intermédiaires de ces quartiers pour y aboutir. Résultat, toute la partie sud du cimetière est transformée en un  géant dépotoir à ciel ouvert. Une situation d’insalubrité qui vient  aggraver l’état de délabrement dans lequel végète le lieu.

Pourtant,  il ne s’agit pas d’un endroit abandonné. Le cimetière de Bè-Kpota est en activité.  Chaque weekend, on y assiste à des dizaines de processions funéraires.  Et les personnes qui s’y rendent,  soit pour  enterrer leur mort ou pour se recueillir sur la tombe de leur parent,  en ressortent choquées par l’insalubrité et l’odeur de putréfaction des détritus qui y règnent. « Je suis venu enterrer mon père, mais je suis scandalisé par la saleté des lieux. Pouvez-vous imaginer que nous avons dû enjamber des monticules d’ordures tout au long de notre trajet dans le cimetière. Comment est-ce que l’on peut laisser les choses se dégrader autant ? C’est intolérable que ce lieu sacré serve de dépotoirs » fulmine M. Attisso tout en se bouchant le nez. « La situation s’est empirée depuis la dernière fois que je suis venu au cimetière l’année dernière pour la Toussaint. Les ordures avancent de plus en plus. Si rien n’est fait,  toutes les tombes vont disparaître sous les tas d’ordures» affirme Kossi, un ami d’Attisso. Lire la suite »

Marché unique de la zone CEDEAO: Ce que la revendeuse de poissons fumés du Togo a à y gagner

La politique de redynamisation du commerce inter état constitue aujourd’hui la priorité de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Et la condition sine qua non à la réalisation de cette ambition est la mise en place d’un marché unique. Mais d’ores et déjà, les petits commerçants de la zone s’interrogent sur les retombés de cette ouverture du marché sous régional sur leur activité. Il s’agit notamment des transformatrices de poissons qui à coup sûr gagneront en profit mais seront aussi confrontées à des défis de modernisation et de compétitivité. 

Aujourd’hui, les exportations du Togo vers la sous-région de l’Afrique de l’ouest se portent assez bien. Entre 2000 et 2007, la part de la CEDEAO dans les exportations nationales est passée de 35% à 72%. Et parmi les produits qui ont fait l’objet d’exportations, le poisson fumé comme le chinchard, la sardinelle ou encore les anchois se retrouvent en bonne place.

Les transformatrices de poissons trouvent preneurs pour leurs poissons fumés auprès de trois (03) principaux pays membres de la CEDEAO notamment le Burkina Faso, le plus gros client ensuite le Ghana puis le Bénin et potentiellement le Nigéria. Qu’elle sera la valeur ajouté ou qu’est ce qui va changer avec l’instauration d’un marché unique se demandent beaucoup d’entres elles?

Mais avant toute chose, que doivent-elles comprendre par l’appellation « marché unique »?

Lire la suite »

Grand Marché de Lomé : La misère des femmes portefaix

Il n’y a pas qu’aux femmes commerçantes à qui l’on doit jeter des fleurs pour leur courage. Il y a aussi celles qui dans l’ombre bataillent jusqu’à épuisement pour trouver leur pitance du jour. Au marché d’Adawlato, elles sont nombreuses ces femmes portefaix qui ploient sous de lourds fardeaux souvent contre une misère. 

une-femme-portefaix-au-marche-dadawlato-photo-arte-tv.jpg Communément appelées « agbantè », elles sont des centaines, ces femmes portefaix, acculées par la misère. Reconnaissables à leurs blouses bleues immatriculées au grand marché de Lomé, elles sont à l’affût d’un client surchargé pour lui venir en aide souvent contre 100 voire 300 Fcfa, selon la taille du colis à transporter.  De la tranche de 15 à 60 ans, les conditions de travail et de vie de ces femmes sont d’une précarité criarde. Mais  malgré la pénibilité de leur travail, personne ne se souci de leur bien-être ou encore de qui elles sont. Tout ce qui importe pour les clients, c’est le nombre de bagages qu’elles pourront porter. Seul leur dos a une valeur, tout comme des bêtes de somme.

C’est l’exemple de Da Adjo, 50 ans environ, pas plus haute que le mètre 50 qui, chargée d’une grande caisse de pagnes sur la tête et portant un tabouret du bras gauche,  gravite fébrilement les escaliers de l’immeuble principal du grand marché pour se rendre au 2ème  étage, quartier des Nana Benz. A l’issue de la course, elle en ressort déçue par la gratification de sa cliente. « Elle ne m’a remis que 200 Fcfa alors que

Lire la suite »

Le secteur informel : Plus de 250 milliards de perte annuelle pour l’Etat togolais

Au Togo, plus de  60% des activités professionnelles échappent à la fiscalité et  à la caisse de l’Etat. Des activités qui sont rangées dans la catégorie du secteur informel. Un véritable manque à gagner pour l’économie togolaise. D’où la nécessité d’une politique nationale de réglementation.

le-secteur-informel-un-manque-a-gagner-pour-leconomie.jpgLe secteur informel est l’ensemble des activités qui ne sont comptabilisées par aucun agrégat économique. Ce sont des entreprises non enregistrées, qui ne sont  pas soumis à l’impôt et échappent aux statistiques officielles. On pourrait même le taxer de secteur par excellence du « système D ».

Sur le plan national, ce secteur a tendance à prendre une proportion énorme du fait de la réglementation officielle et le manque d’une politique fiscale encourageante pour les petites et moyennes entreprises locales,  de même que la lourdeur administrative dans le processus de création d’une entreprise légale. Ces activités vont notamment des marchands ambulants, des simples étalages dans les rues ou marchés aux taxis motos en passant par la restauration rapide, l’artisanat d’art, le commerce en gros ou encore certains prestataires de services clandestins. La population à majorité jeune faute de moyens se tourne également vers le secteur informel pour développer son activité. Il est d’autant plus vrai que l’environnement économique et bancaire en vigueur limite fortement le développement des petits entrepreneurs du secteur informel.

Ce secteur à l’opposé du secteur formel n’est pas taxé sur l’ensemble de ses revenues du fait que les vrais chiffres d’affaires échappent totalement au service des impôts. Selon l’association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), la totalité du chiffre d’affaires du secteur informel se situerait aux alentours de 250 milliards soit 20 % environ du Produit Intérieur Brut (PIB) du Togo qui ne profite pas à l’Etat, mais qui utilise et détériore parfois les infrastructures existantes.

Un manque à gagner pour la comptabilité nationale puisque la part reversée à l’Etat est nettement inférieure aux bénéfices réalisés. C’est le cas des taxi-motos encore appelés « zémidjan » dont le nombre se chiffrerait à plus de 30 000 avec un revenu  mensuel moyen de 70.000 Fcfa Cependant ces derniers rechignent à se plier au paiement de l’impôt sur le revenu des transporteurs routiers (IRTR) qui varie de 2 500 à 5000 Fcfa par an au profit du budget de l’Etat. S’adonnant plutôt à des spectacles de courses poursuites dans les rues avec les agents d’impôts.

Toutefois  le système informel a aussi son revers de la médaille pour les opérateurs économiques eux-mêmes. En effet, les petits détaillants à l’étalage aux abords des routes ou dans les marchés en payent le prix fort. Des pertes en cascades qui n’encouragent pas les efforts de redynamisation engagés par les autorités togolaises.

Malgré des tentatives d’intégration des activités de ce secteur au circuit normal de l’économie togolaise la situation n’a guère changée. Depuis 3 ans, le département ministériel à l’organisation du secteur informel chaperonné par le Ministère des Finances peine toujours à enrôler les opérateurs du secteur informel dans les rangs.  Ceci faute d’un répertoire exhaustif des différents et de la corruption ambiante qui y règne notamment entre les commerçants et les collecteurs d’impôts.

Pour sa part, la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé en Novembre dernier lors d’un atelier sous régional de mettre en place un programme uniforme relatif au commerce informel et concurrence inter Etats. 



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 231 articles | blog Gratuit | Abus?