LA MARCHE A ETE DISPERSEE…

23 07 2009

Une manifestation de journalistes en solidarité avec le confère Gilles GBAGBA de Métropolys a été ispersée ce 23 juillet 2009 au niveau de Dekon (Bè) par les forces de l’ordre. Initiée par l’association des Journalistes pour les Droits de l’Homme-Togo la marche pourtant pacifique a débutée à la Maison de la Presse et avait pour point de chute le Ministère de Sécurité sur la rue de l’OCAM afin de faire entendre leur voix. Un  cortège de journalistes s’est lentement dirigée vers le quartier Dékon quand les forcs de l’ordres se sont interposées. Il y avait un impressionnant détachement de militaires armées et munies de gaz lacrymogènes comparé à la maigre délégation de journalistes. Les choses prirent rapidement une autre tournure quand les forces de l’ordre les assiégèent tout en leur intimant l’ordre de se disperser. Lire la suite »



ABDOU DIOUF A LOME

20 07 2009

logo-vrai-francophonie.jpgLe Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de
la Francophonie Abdou Diouf, était  en visite à Lomé au Togo du 20 au 22 juin 2009 dans le cadre des relations de coopération qui existe entre notre pays et L’OIF.

photo-abdou-diouf.jpgDans ce cadre il a échangé avec  le Président de
la République togolaise, SEM Faure GNASSINGBE, le Premier ministre Gilbert Fossoun HOUNGBO ainsi que des représentants des institutions impliquées dans le processus de consolidation de l’Etat de droit, comme la Cour Constitutionnelle, le Barreau, et de réconciliation en la personne du Président de
la Commission « Vérité, Justice et Réconciliation » Lucien Sanvee de TOVE. Le secrétaire général de l’Organisation Internationale de
la Francophonie (OIF), a également échangé, avec les représentants du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) le parti au pouvoir ainsi les partis de l’opposition parlementaire l’UFC (Union des Forces pour le Changement), et le CAR (Comité d’Action pour le Renouveau) sur l’évolution de la vie politique au Togo notamment de l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC).

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 Lors de cette visite, Abdou Diouf a apporté ses encouragements à la poursuite du processus en cours de consolidation de la démocratie, et assurer l’engagement de
la Francophonie a accompagné le Togo de façon à arriver dans un climat politique apaisé aux élections pr



Abolition de la peine de mort enfin une réalité au Togo.

6 07 2009

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité le 23 juin 2009 une loi abolissant la peine de mort et convertissant en prison à vie les peines capitales déjà prononcées et non exécutées. Pour l’occasion le Togo a accueilli un invité de marque le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero venu à Lomé dans le cadre de sa croisade internationale en faveur de l’abolition de la peine de mort, d’ici 2015 dans tous les états de la planète, qu’il a initié en 2008.

 

Cette loi dénommée loi « Zapatero » comporte cinq articles et prévoit que les condamnations à mort prononcées par les juridictions compétentes, mais non encore exécutées à la date d’entrée en vigueur de ce texte, sont “converties de plein droit en peine de réclusion perpétuelle”. Le Togo devient ainsi le quinzième pays membre de l’Union Africaine et le 94ème pays dans le monde a abolir la peine de mort pour tous les crimes. Le Togo a cessé d’appliquer la peine de mort depuis plus de trois décennies. Les dernières exécutions de personnes condamnées à mort remontent à 1978 et la dernière condamnation à mort a été prononcée en 2003.

Le vote des députés togolais conforte la tendance abolitionniste en Afrique. En effet, en avril 2009, le Burundi a adopté un nouveau code pénal qui supprimait la peine de mort de sa législation et plusieurs autres pays, notamment le Mali, sont en train d’étudier la possibilité de supprimer le recours à la peine de mort dans le cadre d’une révision de leur législation.

 

 



LE SECTEUR INFORMEL : UN MANQUE A GAGNER POUR L’ECONOMIE TOGOLAISE.

6 07 2009

 

Les travailleurs du secteur informel ont toujours été les  exclus ou marginalisés de la croissance économique et sont condamnés à subvenir à leur propre existence. Les divers commerçants ou entrepreneurs qui composent ce secteur mènent leurs activités dans une relative anarchie caractérisée par l’absence d’une réglementation professionnelle et une protection juridique précise. Même si ce secteur donne une illusion d’autonomie il n’est que la résultante d’une disparité entre les formes d’exploitations et les revenus ce qui à son tour découle des nouvelles formes de pauvreté apparues à la fin des années 70 dans le monde.

Compte tenu de la baisse de l’économie togolaise le secteur informel est très hétérogène tant au niveau des activités que de leur mode d’organisation et comprend essentiellement les branches d’activités appartenant à l’artisanat, le commerce de gros et de détail, les marchands ambulants, les opérateurs ayant reçu une formation dans un centre professionnel ou par apprentissage auprès d’un patron ou d’un parent et qui exercent dans le secteur de l’artisanat,. Cependant il est à noter que ce secteur d’activité subit une mutation du fait de l’évolution de la société togolaise ce qui amène à l’émergence des activités dites nouvelles, c’est le cas des taxis motos, de la restauration rapide, de l’artisanat d’art et du petit commerce.Avec la crise qui s’est abattue sur le Togo depuis les années 90 on assiste à une paupérisation de la population qui se traduit par la diminution de la classe moyenne, la dépréciation du pouvoir d’achat, l’absence de l’épargne nationale, la faiblesse de la mobilité sociale et bien sûre le chômage.  

La population à majorité jeune faute de moyens se tourne vers le secteur informel pour développer son activité. Il est d’autant plus vrai que la politique économique et bancaire en vigueur limite fortement le développement des petits entrepreneurs du secteur informel .La naissance même de ce secteur est partiellement attribuée au fait que la réglementation officielle, la lourdeur administrative et l’absence d’une protection sociale et la bureaucratie sont aujourd’hui de nature à entraver l’accès aux ressources et au financement. Les prêts des institutions bancaires de la place sont conditionnés à des garanties quasi impossibles à fournir.

Chaque acteur ou intervenant de ce secteur essaie donc de mettre en place des systèmes individuels et même collectifs pour améliorer leurs conditions d’où la différence avec le secteur formel. L’absence d’une formation et d’une professionnalisation, d’un revenu conséquent sont les caractéristiques principales du secteur informel. On pourrait même le taxer de secteur par excellence du « système D ». Dans ce cadre la nouvelle activité, dont l’explosion a été remarquable depuis 1991 au Togo, est celle de taxi-moto, où sont utilisés plus de 12.000 conducteurs, couvrant l’espace urbain de Lomé, soit près de 100 km². La demande de transport urbain est couverte à plus de 58% par les taxi-motos. Les tarifs appliqués fluctuent en fonction des distances et du coût du carburant ; ils sont de 100 à 150 FCFA pour les petites distances et entre 200 et 400 FCFA pour les moyennes et longues distances.  A ces prix, les recettes journalières varient entre 2.000 et 2.500 FCFA et le revenu mensuel moyen avoisine 70.000 FCFA. S’agissant du système de taxation en vigueur, les conducteurs de taxi-motos sont soumis en théorie au paiement de l’impôt sur le revenu des transporteurs routiers (IRTR) au profit du budget de l’Etat. Mais dans la pratique il n’en est rien et il n’est pas rare d’assister à des courses poursuites dans les rues entre les agents d’impôts et conducteurs. Un secteur d’activité générateur de revenus qui échappent à la caisse de l’Etat. Par ailleurs le développement du secteur informel peut également s’expliquer par la détérioration du pouvoir d’achat des citadins qui se versent ainsi dans le petit commerce. Souvent pratiqué par les femmes, ce type de commerce consiste aujourd’hui la principale source de revenue bien que maigres des ménages togolais même s’il n’existe aucune ambition structuration et de modernisation de leur étalage. Même si dans la plupart des cas le petit entrepreneur s’auto emploie il existe quand même des employés dont les conditions de travail qui échappent au contrôle de l’Etat sont  dans la précarité totale.  Des pertes en cascades qui n’encouragent pas les efforts de redynamisation engagés par les autorités  togolaises. Malgré des tentatives d’intégration des activités de ce secteur au circuit normal de l’économie togolaise  sans résultats probants ce secteur échappe facilement au contrôle de la fiscalité et à la caisse de l’Etat et constituent un réel manque à gagner pour l’économie. Il devient donc nécessaire de confier l’animation et l’organisation de ce secteur à une structure légère et au statut souple. 

UNE NOUVELLE DYNAMIQUE S’IMPOSE 

Pour une meilleure contribution du secteur informel à l’économie nationale, il convient de formuler des actions en direction des opérateurs concernés. La première étape sera de maîtriser le secteur informel. Les autorités doivent reconnaître les activités de ce secteur ainsi que les syndicats qui en sont issus. Il est donc impérieux de procéder en premier plan à la réduction des charges fiscales et taxes, à la  multiplication des subventions puis en second plan au renforcement des capacités organisationnelles et techniques des syndicats, à la mise en place d’une banque de données afin de favoriser les ambitions d’un entrepeuneuriat des branches entraînantes de l’économie togolaise.  En définitive, l’économie informelle constitue un gisement financier de premier ordre auquel il convient de porter une attention soutenue. Le renforcement des organisations chargées des différents secteurs d’activité et la mise à leur disposition d’équipements adéquats favoriseront leurs contributions à la croissance économique. 

 

                                                                                     Lola AKOMATSRI ( article paru dans TOGOMAG)

 

 








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