PERFORMANCE DU SYSTEME BANCAIRE ET DECENTRALISE TOGOLAIS
9 11 2009
Le développement économique d’un pays quelque soit sa situation passe inéluctablement par les institutions bancaires. La banque par son rôle et son activité de mobilisation de fond du public insuffle une certaine vie à l’activité économique. Cela se traduit en amont par l’injection de flux financier dans le circuit économique qui est perçu en aval par les opérateurs économiques. Au Togo notamment elles sont bien présentes ces institutions bancaires qui se veulent impliquées dans la relance économique nationale. Cependant l’inégale répartition des richesses est encore une réalité.
La crise socio politique du début des années 90 a considérablement fragilisée l’économie togolaise. Cette situation a conduit à une crise financière généralisée qui a affectée le Produit Intérieur Brut (PIB) national ainsi que les différentes branches créatrices de revenus sans parler des opérateurs économiques et autres particuliers qui ont vu leurs activités décliner.Pour colmater les brèches et remette en scelle l’économie nationale, il faut renflouer les caisses de la trésorerie publique ainsi que des entreprises d’où l’intervention es institutions bancaires. Sur la période 1990 à 1993 le PIB est passé de 445 milliards à 350 milliards se francs cfa soit une chute de près de 100 milliards couplée d’une dette intérieure de 654 milliards de francs cfa. L’activité des banques consiste donc en premier aux opérations l‘octroie de crédits à court, moyen et à long terme aux entreprises et aux particuliers puis en la domiciliation de salaires ainsi qu’aux opérations de dépôts ou de retraits de fonds de ses clients. En tant qu’acteur primordial de distribution des ressources à l’échelle macroéconomique. La banque devient prêteuse de capital. Elle alloue ou concède une aide financière aux entreprises quelque soit leur taille pendant un délai déterminé et moyennant paiement des intérêts proportionnellement au montant prêté. La bancarisation devient par de là une perspective de prospérité de la société.
Le système bancaire togolais, se caractérise par une forte présence étatique, une participation étrangère réduite. Régi par la loi bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), le secteur bancaire togolais comprend essentiellement une quinzaine d’institutions bancaires dont 05 publiques où l’Etat y est actionnaire unique notamment l‘Union Togolaise de Banque (UTB)une banque commerciale, la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI et la Banque Togolaise de Développement (BTD) qui sont des banques d’investissement ensuite viennent les institutions de crédits qui sont la Banque Populaire pour l’Epargne et le crédit et la Banque Régionale de Solidarité (BRS). Le secteur privé en la profession est en plein essor et pèse e tout son poids dans la balance économique. Malgré leur nombre réduit ces banques privées internationales implantées sur le territoire national concurrencent fortement le secteur public. En effet elles mobilisent plus de fonds dans des entreprises du secteur privé. Il ne s’agit plus d’entreprises publiques ou parapubliques et des fonctionnaires qui constituent la majorité de leur clientèle mais la gamme est élargit à toutes les couches sociales. Par ailleurs la présence dans la vie économique du pays des institutions de regroupement économiques telles que la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD),la Banque Sahélo-sahélienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) ou encore la Banque Mondiale (BM) apporte un supplément d‘aide aussi bien au financement des activités et projets de l’Etat su le plan macroéconomique qu’aux secteur privé. Le secteur bancaire national ayant financé à lui tout seul en 2004 le PIB à hauteur de 16% soit près de 174 milliards de fcfa. Et les statistiques sont en progression avec en 2006 183 milliards de crédits accorés à la clientèle et près de 273 milliards de fcfa de dépôts et d’emprunts enregistrés. Des chiffes qui démontent de l’impact positif de l’activité bancaire sur l’économie.
LA SANTE FINANCIERE DES BANQUES TOGOLAISES
Le crédit constitue le principal service offert par les banques à leurs clients que sont l’Etat, les entreprises, les privés, les particuliers et les actionnaires. Les plus concernés parmi le lot des intéressés restent les Petites et Moyennes Entreprises ou Industries (PME/ PMI) qui constituent la catégorie entrepreneuriale la plus demandeuse de crédit. La baisse de l’activité économique nationale ayant occasionnés leur émergence. Ils représentent aujourd’hui plus de la moitié des initiatives entrepreneuriales. Ces crédits sont octroyés sur concours avec soumission de dossiers.Les banques accordent le plus souvent des crédits décaissables au rang desquels l’on peut citer les découverts bancaires, l’avance sur créances, l’escompte commercial et dont l’échéance peut varier de quelques jours à une (01) année. Ce sont essentiellement les crédits de fonctionnement permettant à l’entreprise de couvrir ses activités. Sur le long terme les banques nationales octroient des crédits de financement. Ces crédits qui sont concédés aux entreprises peuvent servir soit de fonds de roulement soit de fonds d’équipement. Toutefois tout engagement donné par la banque contient un risque notamment les risques d’insolvabilité du client. C’est pourquoi elle met en place une procédure obligatoire d’étude de toute demande de crédit qui lui permet d’apprécier au mieux l’impact de son engagement sur sa propre structure. Ces garde-fous mis en place par la banque pou se protéger représente plutôt un frein pour la population togolaise dans l’accès au crédits. Le cas le plus probant est l’exemple du secteur bancaire public et privé. Avec l’ouverture du paysage bancaire aux institutions privées internationales, le secteur public est bien en difficulté. Ces nouvelles banques proposent des prêts à des taux d’intérêts concurrentiels. Contre 12% proposé par les banques publiques, les privées quant à elles proposent des possibilités de prêts sans grandes obligations de caution au taux de 10% négociable. Pour cela le 16 juin dernier «
la Banque des banques » la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a revu à la baisse, ses taux directeurs et coefficients des réserves obligatoires applicables aux établissements de crédit de L’UMOA dont le Togo ceci dans le but d’ amener les banques à réduire les taux d’intérêt débiteurs de manière à rendre les crédits moins chers, au profit de l’ensemble des opérateurs économiques, c’est -à- dire les ménages et les entreprises. Un de taux de contrôle qui va aussi permettre à la BCEAO de contrôler les crédits déjà distribués par les banques, de contrôler la situation d’ensemble du secteur financier, et d’amener les banques à mieux gérer leurs risques et donc à mieux se gérer. Mais est de constater que les conditions d’accès aux prêts fixées par l’ensemble des banques togolaises sont toujours hors de portée du citoyen lamda. Les principales difficultés qui freinent l’octroi des crédits bancaires et le financement adéquat des économies de l’Union sont les contraintes juridiques et administratives ou bancaires imposées aux clients, du mauvais montage des dossiers de financement de la part des demandeurs de crédit, des manques de garanties, etc. Par ailleurs pour permettre aux banques de disposer de liquidités suffisantes, la Banque Centrale a pris des dispositions pour qu’elles accèdent à de meilleures conditions à ses ressources. Malgré tous ces efforts pour redresser le système bancaire public leur situation reste délicate. Le secteur s’est fortement endetté au cours des dernières décennies auprès des bailleurs de fonds dont les institutions de Bretton Woods telles que la Banque Mondiale ou le Fond Monétaire Internationale. Il faut le rappeler, pour appuyer la stratégie de restructuration bancaire adoptée par le gouvernement et fournir une assistance technique afin de finaliser la restructuration financière et institutionnelle, la Banque Mondiale a injecté 4,4 millions de dollars. Aujourd’hui l’Etat ne contrôle plus les 65% des actifs bancaires d’entant. L’heure est à la privatisation. Grâce aux programmes d’Ajustement Structurelles initiés par le FMI et la BM l’ingérence de l’Etat s’est nettement vue réduite. Après
la SNI qui est devenue l’actuelle Financial Bank d’autres banques nationales sont sur la scénette. D’après les bruits de couloir les mesures de privatisation accompagnée de restructuration complète concerneraient la Banque Togolaise de Développement (BTD),la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI) et la Banque Internationale pour l’Afrique (BIA). Même si l’impact de la crise financière mondiale sur la situation du système bancaire du Togo reste pour le moment très limité, en raison de l’absence et de la rigueur de la réglementation. Par ailleurs, les banques du Togo ne sont pas engagées dans les crédits spéculatifs qui sont à l’origine de la crise, et leurs avoirs auprès des banques étrangères restent modestes. Lire la suite »
Catégories : ENQUETE
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