SANTE MATERNELLE: LA FEMME TOGOLAISE TOUJOURS EXPOSEE

29 01 2010

La femme se retrouve au cœur des préoccupations de santé. Qu’il s’agisse de la santé de la reproduction, de la santé de l’enfant et de la famille, la femme y a un grand rôle à jouer. Cependant, elle est particulièrement vulnérable et fragilisée  par d’énormes contraintes liées aux conditions d’accès aux soins et à la prise en charge dans les hôpitaux.

Selon le rapport 2008, du Fonds des Nations Unies pour
la Population (FNUAP) intitulé Etat de la population Togolaise  « les complications de la grossesse et de l’accouchement sont des causes principales de décès et d’infirmité chez les femmes en âge de procréer dans les pays en développement ». Il est estimé selon des études menées dans le cadre de la santé reproductive et de la survie de l’enfant qu’au Togo, « 
une femme meurt toutes les 8 heures, suite à une complication liée à la grossesse, à l’accouchement ou aux suites de couches ».

 

Du fait de la précarité des soins fournis dans les hôpitaux, l’assistance pendant la grossesse est quasiment inexistante. Dans les zones rurales beaucoup sont les femmes qui hésitent à se faire consulter et préfèrent accoucher chez elles faute de moyens. Le rapport 2009 sur le suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) révèle que seul 6 femmes sur 10 au Togo accouchent dans les structures de santé. Des chiffres qui décroissent au fur et mesure que l’on s’éloigne de la ville de Lomé du fait de la non proximité des infrastructures de sanitaires. En ce qui concerne les consultations prénatales, les résultats révèlent  qu’en 2000 sur  372 consultations observées, 139 femmes ont pu faire un bilan de grossesse complet, 73 ont pu le faire partiellement, et 104 n’ont rien pu faire du tout. Principale cause de la vulnérabilité de la santé maternelle, le désengagement de l’Etat et la paupérisation avancée.
La non gratuité de la césarienne sur le plan national augmente à 50% les risques de décès des suites d’un accouchement.

 

Par ailleurs la femme enceinte est particulièrement menacée par d’autres maladies telles que le VIH/SIDA et le paludisme. En matière de VIH/SIDA, la prévalence est de 5,2 % en 2006 chez les femmes enceintes âgées 15 à 24 ans. S’il existe une Prévention  Transmission Mère Enfant (PTME). Peu sont les femmes qui en bénéficient. Il en est de même pour le Traitement préventif Intermittent (PTI) dans le cas du paludisme avec près de 60% de bénéficiaires. Ces maladies constituent également des menaces pour d’autres groupes vulnérables tels que les travailleuses de sexes et les veuves. Le taux de prévalence est respectivement de 30 et de 12%.

  

Lola Akomatsri  

 

 

 

 



LA FEMME TOGOLAISE ET L’EDUCATION

29 01 2010

L’éducation scolaire est sans nul doute le premier pas de la femme vers son émancipation. Pourtant si la gent féminine avance une certaine volonté pour avoir accès à un niveau d’instruction acceptable, les freins qu’ils soient d’ordre sociologique ou culturel sont multiples. Et la femme togolaise n’en est pas épargnée.  

Au Togo, la disparité selon le sexe en terme d’accès à l’éducation est une réalité. Si le taux de scolarisation global du Togo est l’un des plus élevé dans la sous région, la jeune fille togolaise en revanche a un niveau d’instruction faible. On retrouve moins de filles que de garçons sur les bancs d’écoles surtout à la campagne Le taux d’analphabétisme des femmes est de 77% contre seulement 48% chez les hommes. Selon le rapport 2009 du  Suivi des Objectifs du Millénaire et du Développement (OMD) réalisé par le PNUD au Togo : « au niveau primaire, au regard des données de l’année scolaire 2006-2007, le taux brut de scolarisation  des filles est assez proche de celui des garçons, sauf dans la région, zone la moins scolarisée du Togo ». Ainsi dans l’éducation primaire ce taux connaît une évolution positive. De près de 75% en 2003, le taux de filles enregistré de la maternelle au cours moyen  deuxième année est passé à 85% en 2007 souligne ce rapport.  La gratuité de l’école primaire décrétée au cours de l’année scolaire 2008-2009 aidant, ces chiffres sont en augmentation. Cependant une certaine disparité se creuse au fur et à mesure que l’on avance dans le cursus scolaire. Sur les trois niveaux de l’enseignement général au Togo, la différence entre le taux de scolarisation des filles et garçons est plus élevée dans les cycles secondaires et supérieurs. Selon le rapport 2009 du  Suivi des Objectifs du Millénaire et du Développement (OMD) : « le taux brut de scolarisation des garçons est de 1,54 fois supérieur que celui des filles au Collège puis de 3,21
 fois au lycée
 ». L’enseignement technique et la formation professionnelle sont difficilement accessibles aux filles celles qui s’y orientent choisissent les cycles courts tels que le secrétariat ou la comptabilité. Cet écart est principalement dû aux contraintes financières des parents compte tenu de la dégradation de l’économie nationale ainsi que les contraintes socio culturelles qui poussent ces derniers à déscolariser leurs filles au profit des garçons. Par conséquent la tradition africaine considère que la scolarisation de la jeune fille revient à « arroser le jardin du voisin » une façon de dire qu’elle quittera le foyer familial pour se mettre au service exclusif de ses beaux-parents. La plupart d’entre elles sont directement orientées vers l’apprentissage professionnel dans les secteurs tels que la l’artisanat ou dans l’exercice des petits métiers tels que le commerce ou la restauration. La minorité des chanceuses qui continue le parcours n’atteint pas souvent le bout du cursus à l’Université. Par ordre décroissante, les filières selon la représentation en filles se compose comme suit : la faculté des Lettres et Sciences Humaines suivi de l’Economie et Gestion, du Droit, des Formations médicales et para médicales puis des Sciences et Technologies.Par ailleurs, les plupart des femmes enseignantes que l’on enregistre sont concentrées dans les trois premiers degrés du système scolaire c’est-à-dire dans le primaire le collège et le lycée souvent dans les matières littéraires telles que le Français, l’anglais,  l’histoire géographie et la philosophie.. Selon le Livre Blanc du GF2D intitulé Femmes Togolaises : Aujourd’hui et Demain : « elles se retrouvent dans les catégories subalternes avec les rémunérations les plus faibles du métier. Elles bénéficient peu des possibilités de promotion dans l’enseignement, et de recyclage en cours d’emploi ».  Lola Akomatsri 



ELECTION PRESIDENTIELLE DE 2010 : LISTE COMPLETE DES CANDIDATS

29 01 2010

La liste des prochains candidats à l’élection présidentielle du 28 février 2010 est désormais connue.  Sur la vingtaine de candidatures annoncées au préalable, seuls huit dossiers ont été retenus par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).  La liste complète a été rendu public samedi 16 janvier dernier par Taffa Tabiou, président de la CENI au siège de la dite institution.   

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Après l’effervescence observée au siège de la CENI dans la  journée du 15 Janvier où les représentants des différents aspirants à la magistrature suprême affluaient tout azimuT pour soumettre les candidatures. Les dépôts de candidatures ont été finalement clôturés à minuit. Seuls les dossiers de huit candidats ont été jugés en conformité avec le code électoral.

Parmi eux, une femme une première au Togo, un candidat indépendant et six autres investis par leurs partis.  

La liste se présente comme suit :Adjamagbo Johnson Briitte Kafui de sexe féminin, née le 26 décembre 1958 à Bassar, juriste de profession candidate investie par

la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) Agboyibor Yawovi de sexe masculin, né en 1943 à Kouvé dans le Yoto, il est avocat de profession et candidat du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) Lire la suite »



PROJET ENVIRONNEMENT URBAIN DE LOME : LES ASSOCIATIONS DE JEUNES S’ESTIMENT DUPEES

26 01 2010

Devant une maison une scène inhabituelle, un conducteur de mini tracteur et un pousseur de charrette qui se disputent un panier d’ordures sous le regard inquisiteur des occupants et des passants. Chacun accusant l’autre d’empiéter sur son territoire d’activités. Un duel qui cache en fait un profond contentieux entre les entreprises sélectionnées sur appels d’offre par 
la Mairie de Lomé dans le cadre du Projet Environnement Urbain de Lomé et les associations de jeunes qui assuraient jusqu’ici la pré collecte porte à porte des ordures. 
 

Au lancement officiel, le 24 décembre dernier du Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL) par
la Mairie de Lomé, il a été annoncé, la pré collecte exclusive des ordures ménagères par des mini tracteurs en remplacement des charrettes à traction humaine. Mais depuis ce mois de janvier, date de démarrage du projet, non seulement les 52 mini tracteurs prévu pour la pré collecte sont opérationnelles mais les ramasseurs à charrettes restent toujours en activités.

                            

Ces associations qui se sont vus retirés leurs zones d’activités dénoncent aujourd’hui une attribution des marchés gré à gré par les responsables de
la Direction  des Services Techniques (DST) ancienne Voirie. Selon elles, il faut revoir les termes d’attribution des marchés pour une meilleure gestion de la pré collecte. Pour mieux défendre leurs intérêts, ces associations qui sont laissés pour compte se sont réunies depuis Novembre 2009 en Syndicat du Collectif des Etablissements pour le Ramassage des Ordures (SYNCERO). Pour Agboka Mawupé président de ce collectif les revendications sont clairs : « ces nouvelles sociétés qui n’ont aucune expérience au préalable dans le domaine, livrent une concurrence déloyale aux jeunes qui ont depuis plus de dix ans pris sur eux la charge de la pré collecte des ordures auprès des ménages ».

En effet, le 06 Août 2008, la délégation spéciale de l’époque avec la municipalité de Lomé et
la DST ont rencontré lors d’un atelier à
la Foire Togo 2000 une centaine d’associations de pré collecte des ordures pour leur faire part du « Projet Environnement Urbain de Lomé » financé à 4 milliards de FCFA par l’Agence Française de Développement. Une initiative de
la Municipalité de Lomé pour la réorganisation de Lire la suite »



URBANISATION : LANCEMENT DU PROJET « GREATER LOME »

26 01 2010

La Commune de Lomé  veut se doter d’une stratégie de développement du « Grand Lomé » afin d’améliorer l’économie urbaine de l’agglomération. Le lancement officiel de ce projet dénommé « CDS Greater Lomé »  s’est déroulé le 15 Janvier dernier  à l’hôtel de ville de Lomé. Une cérémonie qui a connu la participation du ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat. 

Dans la dynamique d’une décentralisation des collectivités à la base pour une autonomie complète, le lancement de ce projet d’élaboration de
la Stratégie de Développement du Grand Lomé vise essentiellement à doter le Grand Lomé d’une vision stratégique à court et à moyen terme en matière d’urbanisation. 

D’un coût total d’environ 300 millions de F CFA, ce projet va couvrir toute la ville de Lomé comprenant la commune de Lomé, les cantons de Baguida, de Sanguéra, de Togblékopé, d’Agoènyivé, de Lêgbassito et d’Aflao Sagbado. Pour Okoulou Kantchati, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat qui a officiellement lancé le projet: « le Togo entend faire de la décentralisation et du développement urbain, les éléments fondamentaux de son mode d’administration et de sa prospérité ». Il s’agit «  pour ces différentes localités d’exprimer leurs besoins en matière d’infrastructures de santé, d’école, d’habitation et de loisirs » renchérit Momboza HALAOUI, coordinateur du projet. 

Cette stratégie de développement permettra donc à travers une approche participative, d’inscrire désormais les préoccupations des milieux urbains dans le cadre global de la réduction de la pauvreté au Togo afin de mieux circonscrire les enjeux liés à la gestion des infrastructures et équipements publics urbains. Lire la suite »








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