Le paludisme en Afrique subsaharienne : PREMIERE CAUSE DE MORTALITE DEVANT LE VIH/SIDA

Le paludisme constitue la première cause de mortalité en Afrique loin devant le VIH/SIDA. En effet, près d’un million d’africains, principalement des enfants âgés de moins de cinq (05) ans et des femmes enceintes meurent du paludisme chaque année. Et pour cause, se trouvent sur le continent noir, compte tenu du climat tropical humide,  les espèces de moustiques les plus virulentes. Une situation qui entraîne des conséquences désastreuses sociales et économique sur le continent. 

L’agent vecteur 

Le paludisme, aussi appelé malaria, est transmis exclusivement par piqûres du moustique « Anopheles » genre femelle de l’espèce. Il est ainsi transmis à l’homme ou à l’animal lors de la piqûre du vecteur de la maladie, un parasite appelé «Plasmodium ». Il en existe environ une d’espèces anophèles dans le monde mais ne transmettent cependant que trois (03) principaux types de plasmodium chez l’homme dont  le Plasmodium falciparum, est le plus mortel. Ce dernier est capable de tuer en infectant et en détruisant les globules rouges tout en obstruant les fins vaisseaux qui transportent le sang au cerveau  ou aux  organes vitaux. Il est également important de noter que les piqûres les plus sujettes à contamination, sont celles qui interviennent dans la nuit profonde et au crépuscule. 

Par conséquent, les premiers signes de la maladie peuvent apparaître soit dans la première semaine qui suit la piqûre d’un moustique infecté ou dans l’intervalle de 14 à 30 jours. Ces symptômes consistent essentiellement dans les zones d’endémie comme le Togo en des fièvres, des maux de têtes, des vomissements voire des anémies sévères, des douleurs musculaires et des difficultés respiratoires qui sans un traitement efficace, peuvent conduire à la mort du malade.  

Cependant il est important de noter que l’intensité de la transmission dépend de facteurs liés au parasite, au vecteur, à l’hôte humain et à l’environnement. Ainsi les impacts du paludisme sont plus intenses dans les zones jouissant d’un climat tropicale, chaud et humide où les espèces de vecteurs ont une durée de vie relativement longue et piquent plutôt les êtres humains que les animaux. C’est pour cela donc que l’Afrique enregistre le plus fort taux de mortalité suite à la maladie, environ 85% de décès. Par ailleurs les plus touchés sont les enfants car ils ne disposent pas encore d’une forte immunité contre le paludisme, immunité qui se  développe après de longues  années d’exposition  aux piqûres.  Bien qu’elle ne confère jamais une protection totale contre la maladie, l’immunité  du corps humain, réduit tout de même le risque que l’infection palustre sévère. 

La transmission dépend aussi des conditions climatiques qui peuvent influer sur l’abondance et la survie des moustiques, telles que le régime des précipitations, la température et l’humidité. A beaucoup d’endroits, la transmission est saisonnière avec un pic pendant ou juste après la saison des pluies.  

L’Afrique au cœur du paludisme 

On compte chaque année au moins 300 millions de cas aigus de paludisme dans le monde, et plus d’un million de décès. Environ 90% de ces décès surviennent en Afrique. Selon les statistiques de l’Organisation Mondiale de
la Santé, en  2008, il a été enregistré 247 millions de cas de paludisme qui ont causé près d’un million de décès principalement chez des enfants vivant en Afrique. En effet, un enfant meurt toutes les 45 secondes du paludisme et cette maladie est à l’origine de près de 20% de l’ensemble des décès d’enfants. Les effets du paludisme sont d’autant plus dévastateurs que jusqu’à 60% des femmes enceintes souffrant du paludisme ont de forte chance de faire de fausse couche ou de donner naissance à des nouveau-nés e dessous du poids normal, en particulier lors de la première et de la seconde grossesse. On estime sur le continent, près de  200 000 nouveau-nés qui meurent chaque année des suites d’une infection palustre au cours de la grossesse. Pire encore, jusqu’à 50% de ces femmes peuvent elles même perdrent la vie en plein travail d’accouchement.
 

Par ailleurs, le paludisme constitue d’énormes  pertes économiques, ce manque à gagner, est estimé à plus de 12 milliards de perte annuelle du produit intérieur brut (PIB) soit  près de 1,3% du  PIB annuel continent africain alors qu’une fraction de cette somme suffirait à le maîtriser. Elles découlent notamment des dépenses coûts sanitaires supplémentaires et  exorbitants qui  englobent à la fois les dépenses individuelles et les dépenses publiques pour la prévention et le traitement. Dans certains pays fortement touchés d’Afrique, le paludisme représente:jusqu’à 40% des dépenses de santé publique, de 30 à 50% des hospitalisations et jusqu’à 60% des consultations externes.  Lola Akomatsri 

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