Faillite de la presse écrite privée au Togo: Pourquoi les journaux se vendent mieux sous d’autres cieux?

La presse écrite togolaise a le dos au mur. Tandis que dans la sous-région, les journaux se vendent comme de petits pains et ont le vent en poupe, les journaux togolais ont du mal à écouler plus de 10% de leur tirage. Alors la question qui se pose est de savoir quelles sont les causes de cette mévente et la clé du succès des autres pays?

 

Tous les mois, les directeurs de publication se tiennent la tête, dépités et déboussolés par la montagne d’invendus devant lesquels ils se retrouvent. Et pourtant le paysage togolais n’est pas si saturé en terme de parution de journaux.  On dénombre environ une cinquantaine de parutions sur toute l’étendue du territoire nationale pour une population de Près de six (06) millions d’habitants. Un ratio par habitants qui est relativement faible par à la sous région. Pourtant sur le marché, à peine 10% des journaux trouvent preneurs. Pourquoi donc cette mévente criarde.

La question trouverait peut-être sa réponse dans la fixation des prix. En effet, le prix global moyen est de 250 Fcfa pour des journaux privés de huit (08) pages en format A3. Et les journaux qui dépassent ce format coûtent logiquement plus chers. Mais le  Togo ne dispose que de deux (02) quotidiens privés en plus du quotidien national. La plupart étant tout au plus des trii-hebdomadaires. Alors le togolais ne peut que dépenser tout au plus 1000 Fcfa par semaine s’il est un féru de l’information écrite. Mais cet argument s’effrite quand l’on sait que sous d’autres cieux, les lecteurs mettent facilement la main à la poche pour s’informer.

C’est le cas du Burkina et de la Côte d’ivoire qui disposent de plus d’une centaine de journaux et dont le prix des journaux varie entre 300 à 500 fcfa. Des journaux dont plus de 60% de tirage se vendent sur le marché. Mais le cas le plus illustratif est celui du Bénin voisin où les lecteurs sont prêts à débourser plus, quelque soit le prix.

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2ème tour de l’élection présidentielle au Sénégal: Un duel exclusif entre le maître et l’élève

L’ironie du sort a voulu que le prochain adversaire d’Abdoulaye Wadeau second tour de la présidentielle le 25 Mars prochain ne soit autre que son ancien premier Ministre Macky Sall. Lui qui a été politiquement « fait » par Wade saura-t-il défier son mentor? Se demandent beaucoup de sénégalais. L’élève dépassera-t-il le maître ?

Alors que le président sortant Abdoulaye Wade croyait remporter haut les mains l’élection dès le premier tour, il aura été démenti par le résultat des urnes. Il est talonné par Macky Sall, de l’alliance politique de l’opposition. Selon les premières estimations avancées par les médias, Wade aurait obtenu près de 34% des suffrages contre 26%, pour Macky Sall. Un résultat qui n’étonne pas, car en 30 années de militantisme politique Macky est devenu un élément incontournable sur l’échiquier politique sénégalais. L’issu de ce second tour ressemble plus à un duel entre deux hommes que l’histoire a réuni puis séparé et qui aujourd’hui s’affrontent pour le même fauteuil présidentiel.

Macky Sall, du statut de protégé de Wade au farouche opposant

En effet, Macky Sall n’a pas toujours été l’opposant du régime d’Abdoulaye. Il a débuté son militantisme politique au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS), parti d’Abdoulaye Wade dans les années 80. Devenu très vite le protégé de Wade, il lui sera fidèle tout au long de son parcours politique au sein de l’opposition. Ils vivront ensemble les désillusions des élections présidentielles de 1988 et 1993, avant de finalement remporter ensemble, le scrutin de 2000 face au président sortant Abdou Diouf. Une fois au pouvoir, le président Abdoulaye Wade le récompensera largement. Lire la suite »

Libre circulation des personnes et des biens en Afrique de l’Ouest : Les parlementaires de la CEDEAO appellent les Etats à plus d’efforts

L’intégration au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) peine à se concrétiser. Le protocole additionnel relatif à la libre circulation des personnes et des biens rencontre de sérieux obstacles dans la pratique. Une situation qui a poussé des parlementaires de la zone à se pencher sur la question.

Frontière Togo -Ghana L’état des lieux en matière de libre circulation des personnes et des biens n’est guère reluisant. Les entraves et autres obstacles à cette libre circulation sont généralisés sur les corridors de l’Afrique de l’Ouest. En effet, les voyageurs qui ont opté pour le voyage par voie terrestre sont de plus en plus confrontés à des tracasseries qui se traduisent par des postes de contrôles illicites, des enregistrements manuels qui sont de nature à favoriser à la corruption et le versement des pots de vins qui ont des conséquences économiques sur le commerce inter Etat. Au rang de ces conséquences l’on dénombre des pertes de temps et des coûts additionnels aussi bien pour les voyageurs, les commerçants que pour le consommateur final qui paye plus cher les produits ayant transités par des postes

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Monnaie unique de la CEDEAO d’ici 2020: Les choses se précisent

Les choses se précisent sur la possibilité pour les 15 Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de disposer d’une seule et même monnaie. L’échéance de 2020 a été choisie pour la concrétisation de cette union monétaire. Toutefois, le chemin vers cette monnaie n’est pas sans embûche car les économies des pays membres restent très hétéroclites.

La question qui a été pour la première fois évoquée en 1987 dans le cadre du Programme de Coopération Monétaire de la CEDEAO (PCMC), n’a pris forme qu’en 1993 avec le Traité révisé de la CEDEAO avec une feuille de route concrète sur la création de la monnaie unique pour l’horizon 2020. Depuis, des réunions des experts de la CEDEAO se succèdent pour se pencher sur les mesures concrètes de mise en œuvre de cette monnaie. La dernière en date a été la réunion des Commissions chargées de la convergence des objectifs de la feuille de route du traité au niveau des pays qui s’est tenue à Ouagadougou au Burkina Faso du 23 au 27 janvier 2012. Il s’est agit d’examiner les possibilités d’harmonisation des huit (08) monnaies qui constituent la zone CEDEAO.

En effet, jusqu’alors, la CEDEAO est constituée de (02) deux zones monétaires. La zone de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) où les pays partagent déjà une monnaie unique: le CFA et la zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO)

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Election présidentielle à 2 tours: Un scrutin qui va révolutionner le jeu politique au Togo

L’une des principales revendications de l’opposition togolaise en ce qui concerne les reformes constitutionnelles est l’instauration du scrutin uninominal à deux tours aux élections présidentielles. Mais dans un contexte national caractérisé par la non-alternance au sommet de l’Etat depuis près d’un demi-siècle et d’une opposition divisée, ce mode de scrutin va changer les règles du jeu politique telles quelles sont connues aujourd’hui. Il aura non seulement le mérite de clarifier le paysage politique mais aussi de conditionner le comportement du citoyen en votant utile.

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Le système uninominal à deux (02)tours outre l’avantage d’éviter l’élection d’un président dès le premier tour alors que ce dernier n’a pas obtenu la majorité absolue des urnes et de facto l’adhésion de la majorité populaire demande aussi des compromis de la part des partis politiques et une restructuration du paysage politique. Toute une autre culture dans la manière de faire la politique.

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